Impressionnante paire de candélabres Empire attribuée à Claude Galle

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Rare paire de candélabres à cariatides du début de l’Empire attribuée à Claude Galle.

Une paire impressionnante et rare de candélabres du début de l ‘Empire français en bronze finement ciselé, avec sa dorure et sa patine d’origine, décorée de cariatides, de dragons ailés et de palmettes. Les figures féminines, des cariatides, se tiennent sur la pointe des pieds, les deux pieds sur une sphère unie qui repose sur un axe cylindrique avec des frises de palmettes sur un socle hexagonal. Ils tiennent en l’air un candélabre, formé comme un vase d’où sortent les branches des bougies. Autour de la tige centrale s’élancent les branches de la bougie en forme de feuilles d’acanthe portant un dragon ailé dont la queue se termine par une feuille d’acanthe. Chaque dragon ailé abrite une bobèche au sommet de son crâne.

La paire de candélabres Empire que nous proposons peut être comparée à la production du grand bronzier parisien de l’époque, Claude Galle (1759-1815). Leur dessin, avec une cariatide tenant un candélabre avec des dragons ailés, présente des ressemblances avec celui d’une paire de candélabres livrés par Galle en 1807 pour la chambre de l’impératrice au palais de Fontainebleau (voir Samoyault).

Pendant la fin de siècle du XVIIIe siècle, la France a mené plusieurs expéditions militaires et Napoléon Bonaparte a été nommé commandant en chef le 2 mars 1796. Il dirige d’abord la campagne d’Italie (1796 – 1797), puis la campagne d’Égypte (1798 – 1801). Ces campagnes ont été couplées à une mission de recherche composée d’éminents scientifiques, historiens et artistes qui ont étudié l’art classique ancien qu’ils ont découvert. Leurs publications ont inspiré un renouveau néoclassique dans les arts, où des motifs et des thèmes tirés des anciennes cultures gréco-romaine et égyptienne ont été intégrés dans les créations des architectes, des peintres et des artisans. Par exemple, dès 1802, le baron Vivant-Denon publie Voyage dans la Basse et la Haute Egypte, un ouvrage qui rencontre un immense succès. Ces candélabres ont été réalisés dans ce contexte particulier.

Cette paire de candélabres est en excellent état de conservation avec de magnifiques bronzes dorés et patinés d’origine.

Détails de ces candélabres Empire à cariatides

Paris, vers 1805.
Dimensions : 67 cm de hauteur. Taille de la base : 12 x 12 cm.
Poids : 9,5 kg (pour la paire).

Histoire des cariatides

Une cariatide est une figure féminine sculptée servant de support architectural prenant la place d’une colonne ou d’un pilier supportant un entablement sur sa tête. Le terme grec karyatides signifie littéralement “jeunes filles de Karyai”, une ancienne ville du Péloponnèse. Les origines de ce terme ne sont pas claires. Il est mentionné pour la première fois sous la forme latine caryatides par l’architecte romain Vitruvius. Dans son ouvrage De architectura, publié au Ier siècle avant J.-C., il affirme que les figures féminines de l’Érechthéion représentent le châtiment des femmes de Caryae, une ville située près de Sparte, en Laconie, condamnées à l’esclavage après avoir trahi Athènes en prenant parti pour la Perse lors des guerres gréco-persanes.

Littérature

  • Jean-Pierre Samoyault, “Pendules et bronzes d’ameublement entrés sous le premier Empire”, Musée Château de Fontainebleau, Paris, 1989, p.157 #135

 

 

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